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LA RELOCATION
1- ORIGINE DE LA RELOCATION
2- LES AVANTAGES DE LA RELOCATION POUR LES EXPATRIES
3- LE PROFESSIONNALISME MULTIPLE DE L’AGENT IMMOBILIER -RELOCATEUR
4- LA MISSION DE RELOCATION AU TRAVERS DES DIFFERENTS CONTRATS PROPOSES
5- QUEL EST LE PRIX DU SERVICE ?
6 - LE POTENTIEL D'EXTENSION DE SA MISSION
7- LA MISSION DE "MANDAT DE RECHERCHE" EST AUSSI DE LA RELOCATION
8- LA DEONTOLOGIE ET LE RELOCATEUR
Agent immobilier ou relocateur ?
1- ORIGINE DE LA RELOCATION.
L'assistance aux expatriés existe depuis des siècles.
Les grands colonisateurs, tel que l'Angleterre, pratiquaient tout naturellement cette assistance en rassemblant leurs colons dans des cocons bien à l'abri des réalités du pays et du contact avec la population locale.
Aujourd'hui, cette assistance tente plus à intégrer l'expatrié dans les us et coutumes du pays où il vient s'installer.
Ensuite, au 20ème siècle, les multiples implantations des grandes sociétés ont permis le développement de ce secteur en commençant par les USA. Les sociétés commerciales de ce grand pays envoyaient leurs cadres dans différents Etats:
Cette assistance était alors devenue indispensable. De plus, quand on analyse la façon de vivre américaine, on peut s'apercevoir que quitter un endroit pour se réinstaller à des milliers de kilomètres de là n'est pas un problème pour eux.
Comparée à cette optique, notre population belge reste plus enracinée à ses origines et à son patrimoine.
A quoi cette croissance est-elle due?
Nous le savons, les grands utilisateurs de relocateurs sont les multinationales.
La Belgique est une plaque tournante au centre de l'Europe où chaque entreprise commerciale de renommée ou d'envergure doit avoir une base.
C'est avant tout pour une question d'économie que les sociétés ont dissout leurs sections "ressources humaines" qui assistaient les nouveaux arrivants, en préférant prendre des sociétés indépendantes spécialisées et entraînées à toutes les démarches à effectuer pour l'expatrié.
Pour la Compagnie, cela donne l'avantage du choix d'un relocateur en fonction de ses compétences et de son prix. D'où un avantage fiscal non négligeable.
Ils ont pu, dès lors, choisir leur relocateur en fonction de son professionnalisme. Cet avantage se répercute à la fois pour l'employeur mais aussi pour l'expatrié.
- Pour l'employeur, ce gain de temps rendra son cadre plus vite disponible pour l'entreprise.
- Pour l'expatrié, ce choix évitera des erreurs qui pourraient peser lourd tout au long de son séjour, ainsi que pour sa famille: Il est vrai que l'expatriation peut-être très dangereuse pour l'équilibre et le bien être d'un couple.
De cette indépendance de chaque partie découle un plus grand respect de la vie privée de l'expatrié, car tout se passe hors entreprise.
L'ensemble de ces facteurs ne pouvait que propulser le métier de relocateur, qui est, aujourd'hui encore, en phase de développement. En l'an 2000, ce secteur bien spécifique, qui ne ressemble à aucun autre, n'a pas encore atteint son point de saturation.(1)
(1) Interview de Mr Walter Vermeeren Président EURA Belgique. 14/6/2000.
2- LES AVANTAGES DE LA RELOCATION POUR LES EXPATRIES.
Lorsqu'il arrive en Belgique, l'expatrié est déjà attendu. Il y trouve un ami.
Un ami passager à qui l'on dit "vous", certes, mais quelqu'un à qui il fait confiance dès la première poignée de main.
Ce relocateur sera dès son arrivée, et ce jusqu'à son installation complète, son anti-stress.
C'est, par dessus tout, l'avantage le plus important que cette profession apportera à ses clients.
Le deuxième avantage majeur est le gain de temps. Une préparation minutieuse selon les besoins de son client et en vertu de ses desiderata lui fera gagner un temps précieux.
Lors de son arrivée, il est littéralement pris en charge et guidé dans toutes les étapes à franchir.
Chaque conseil donné lui apportera un peu plus de chance de réussir sa vie privée, familiale, durant son séjour.
L'expatrié doit également intégrer rapidement ses nouvelles fonctions professionnelles, et tout le temps gagné avec son relocateur lui laissera l'esprit plus disponible pour s'intégrer au sein de sa nouvelle affectation.
Un choix d'installation judicieux fera que son épouse et ses enfants, s'il en a, pourront trouver des repères, des sources d'intérêts, des amis, des activités sportives et culturelles, bref, recréer une "vie sociale active". Ce sera un élément primordial à la réussite de la réinstallation.
"Etre en de bonnes mains" est le grand service que peut offrir un relocateur.
3- LE PROFESSIONNALISME MULTIPLE DE L’AGENT IMMOBILIER -RELOCATEUR.
L'étendue de sa mission peut être très variable suivant l'origine de son client, de la barrière de la langue, de l'expérience ou inexpérience que l'expatrié a pu acquérir précédemment.
Dès lors, les besoins d'un Français seront différents de ceux d'un Japonais, d'un Américain, ou encore d'un Scandinave.
Le relocateur, baigné dans cette "Jet Set" de cadres supérieurs privilégiés, devra fournir un service à la hauteur des espérances de sa clientèle.
Que faut-il savoir pour être un bon relocateur?
1- Savoir porter toutes les différentes casquettes de l'agent immobilier.
2- La connaissance de plusieurs langues.
3- Une sérieuse dose de psychologie et de savoir-faire.
4- Manipulation des programmes et de la communication informatiques.
Reprenons ces différents éléments, point par point:
1- Les différentes casquettes de l'agent immobilier:
· La connaissance du marché et du parc locatif de sa clientèle est indispensable.
Bien que la négociation du loyer à la baisse soit devenue un passage presque obligé pour le relocateur, il devra évaluer si le loyer proposé n'est pas surfait. Seule son expérience pourra lui apporter ce savoir-faire.
Ensuite, il devra impérativement avoir une connaissance sans faille de la législation des baux et suivre son évolution au fil des mois ainsi que les modifications des lois.
Illustrons ce point très important par un exemple:
Mr Jean et sa famille sont installés depuis trois ans dans une maison en périphérie. La durée totale de leur séjour sera de +/- 4 ans. Pour cause d'occupation personnelle, le propriétaire donne un préavis d'une durée de six mois. Mr Jean trouve par hasard une maison libre à deux pas de l'école des enfants. Mais il faut signer maintenant et non dans six mois! Il contacte alors son relocateur et lui soumet le problème du double loyer durant cette période. La solution est trouvée rapidement . Il suffit d'envoyer un contre-préavis d'une durée d'un mois, comme la loi lui permet.
Certainement saviez-vous que le contre-préavis existait, mais encore fallait-il suivre l'évolution des lois pour savoir qu'avant l'arrêté de loi du 13 avril 1997, Art.3, §5,A1.3, la durée du contre-préavis était alors de trois mois.
Ce petit exemple illustre très bien la nécessité de suivre cette évolution de manière constante.
· La connaissance de la technique des bâtiments et défauts de construction.
Durant les visites, il aura à cœur d'informer son client sur les différents aspects techniques qui pourraient poser problème durant l'occupation. Il attirera l'attention sur les aménagements complètement dépassés ou inadaptés à l'expatrié.
Exemple: les installations sanitaires sont des éléments importants pour les Japonais qui sont de grands consommateurs d'eau très chaude. Laisser louer par un Japonais un appartement muni d'un chauffe-eau de 100L serait une erreur professionnelle.
2- La connaissance de plusieurs langues:
C'est un atout indispensable. Bien que l'anglais soit la langue universelle des affaires, le relocateur parlant plusieurs langues sera plus à même de communiquer avec certains de ses clients qui ne maîtrisent pas tous bien la langue de Shakespeare.
Cette connaissance permettra aussi de pouvoir cerner les problèmes mineurs avec plus de précisions et améliorera de cette façon l'efficacité de son intervention.
3- Une sérieuse dose de psychologie:
Pour pouvoir conseiller une famille lors de sa réinstallation, le relocateur a pour mission de prendre en compte les souhaits de chacun. Souvent, cette prise en compte ne se fait pas au niveau du couple lui-même.
Le relocateur devra donc mettre tout en œuvre afin de concilier au mieux les exigences des uns et des autres.
4- Maîtrise de l'informatique:
Elle est devenue incontournable comme dans la plupart des professions.
Un bon programme de gestion permettra d'encoder les différentes actions rapidement et permettra au relocateur d'être plus disponible pour ses actions de terrain.
La communication par e-mail contribue beaucoup à l'accélération de cette communication tellement nécessaire.
4- LA MISSION DE RELOCATION AU TRAVERS DES DIFFERENTS CONTRATS PROPOSES.
L'étendue de sa mission, peut-être très variable suivant:
q l'origine de l'expatrié
q sa situation de famille
q la barrière de la langue
q l'inexpérience ou l'expérience d'expatriation précédente
Les besoins d'un Français ne seront pas les mêmes que ceux d'un Américain, d'un Japonais ou encore d'un Russe.
Ils ont tous un point en commun. Ce sont tous des cadres supérieurs, professions intellectuelles, tous orientés vers un cadre de vie de qualité supérieure.
Les missions seront donc organisées en ensembles de services appelés "packages".
Chacun aura le choix d'opter pour un des packages proposés ou même de fixer lui-même le contenu de son package personnel.
Des prestations ponctuelles, facturées à l'heure sont aussi possible.
La principale activité du relocateur est de donner une assistance, tel que:
ü Assistance à l'arrivée.
ü Assistance au départ.
ü Assistance durant le séjour.
Analysons plus en détail les trois assistances proposées.
A- L'ASSISTANCE "ARRIVEE".
Cette assistance est préparée en détail avant l'arrivée de l'expatrié. Un dossier est constitué, et reprendra les points suivants:
q Sa composition de famille.
q Le type de logement recherché.
q Faudra-t-il s'occuper de la scolarité des enfants.
q Localisation des zones potentielles d'habitat.
q Localisation des centres commerciaux, sportifs, culturels ou religieux par rapport au logement.
Cette préparation pourra se faire de deux façons.
· Soit, l'expatrié fait une pré-visite. Un voyage éclair de préparation où il rencontrera son relocateur.
Cette phase de préparation lui permettra d'avoir un premier contact avec notre pays. C'est intéressant dans la mesure où il aura la possibilité de fixer ses premiers repères.
Dans la pratique, il est pris en charge par le relocateur dès son arrivée.
Après la constitution de son dossier, il lui sera remis une documentation complète sur notre pays, contenant plusieurs revues réalisées spécialement pour les "newcomer".
Ensuite, quelques visites de biens seront proposées, et pourraient, avec un peu de chance, aboutir directement à la conclusion du contrat.
· Soit, l'expatrié n'a pas la possibilité d'effectuer une pré-visite.
Dans ce cas, un dialogue s'établira en direct entre les deux parties, par téléphone, par fax ou par réseau Internet.
Ensuite, vient l'arrivée physique des expatriés.
Chaque bureau de relocation offre des services identiques dans l'ensemble
Cependant, pour un même service, les prix pourront varier du simple au double, et même au triple. Cela dépendra de l'organisation interne du bureau, du nombre de personnes y travaillant en tant qu'employé ou indépendant, de l'importance des frais de l'entreprise, du prix du professionnalisme, de sa renommée, etc.…
Nous avons rassemblé ci-après les différentes prestations proposées pour une assistance complète, entendez un "full package".
q Prise de rendez-vous avec le client.
q Réservation d'un hôtel.
q 1er rendez-vous pour déterminer les besoins du client.
q Prise de rendez-vous dans les écoles.
q Visite des écoles avec l'expatrié.
q Remise d'un "pack de bienvenue" contenant un guide pour expatrié, carte de Belgique et des transports en communs, un guide de Bruxelles.
q Est prévu un nombre de jours pour la recherche du logement avec conseils techniques et juridiques.
q Négociation du bail et signature.
q Assistance à l'ouverture d'un compte bancaire.
q Aide à la constitution de la garantie bancaire.
q Fixation de l'état des lieux d'entrée et présence à celui-ci.
q Enregistrement du bail.
q Obtention ou échange du permis de conduire si nécessaire.
q Raccordements divers (gaz/électricité; téléphone; télédistribution; antenne satellite…)
q Inscription au service de la population de la commune.
q Dédouanement des véhicules importés.
q Demande de permis de travail; permis de résidence; visas.
q Assurance incendie de l'habitation.
q Location de meubles ou électroménagers.
q Assistance aux multiples problèmes d'ordre divers pendant une période de un ou deux mois en général, jusqu'à installation complète.
Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive. N'importe quelle demande pourra être traitée par le relocateur moyennant supplément d'honoraire.
Certains "réinstallés" n'auront pas besoin d'une assistance aussi étendue que celle du full package. Dans ce cas, ils opteront plutôt pour un "mini package".
Le mini package se limitera plutôt à la recherche du logement et de ce qui en découle directement.
Il se composera le plus souvent des éléments suivants:
q Accueil et rendez-vous pour déterminer les besoins.
q Un ou deux jours de visites.
q Négociation du bail et signature.
q Fixation de l'état des lieux et présence à celui-ci.
q Enregistrement du bail.
q Inscription à la population de la commune.
q Assurance incendie.
q Contrat de location de meubles ou électroménagers.
q Visite des écoles si nécessaire.
q Assistance générale pendant un ou deux mois suivant l'emménagement.
B- L'ASSISTANCE "DEPART":
Dès que l'expatrié est averti de sa mutation, il contacte son relocateur.
Celui-ci lui remettra un modèle de lettre pour la résiliation du bail, et l'informera des indemnités éventuelles.
Le travail du relocateur sera, à ce moment, une orchestration de toutes les clôtures à effectuer pour son client.
Il s'occupera donc:
q De réserver un déménageur.
q De faire un visite préalable chez l'expatrié afin de tenter de restreindre l'ampleur des dégâts locatifs.
q De la clôture ou du transfert des différents compteurs (gaz/électricité; téléphone; télédistribution…)
q De la fixation de l'état des lieux et présence à celui-ci.
q Du renvoi des véhicules.
q De l'annulation des assurances.
q De la programmation du nettoyage après déménagement et avant l'état des lieux.
q Du suivi des derniers paiements.
q De l'annulation au registre de la population de la commune.
q De la clôture des comptes bancaires.
q Etc…
C- L'ASSISTANCE "DURANT LE SEJOUR":
Cette assistance s'effectue de manière plus ponctuelle et pour des problèmes bien précis.
Elle n'est pas non plus la plus recherchée par les relocateurs, car ce genre de mission sort de leur cadre d'assistance favori ( c'est-à-dire: départ et arrivée).
Le temps passé à résoudre des problèmes, qui sont souvent d'ordre domestique, n'aura pas la même rentabilité car facturé en régie.
Néanmoins, suivant la culture ou la personnalité de l'expatrié, cette assistance pourra être plutôt exceptionnelle pour certains et une absolue nécessité pour d'autres.
Illustrons ceci par deux exemples:
Prenons le cas d'une famille française qui loue une villa.
Passé l'étape de l'installation, elle pourra assumer les problèmes techniques pouvant survenir. Elle sera la seule débitrice des frais de la villa louée et pourra directement traiter avec le propriétaire ou les techniciens si la situation l'impose.
Prenons maintenant le cas d'une famille japonaise. Les japonais choisissent le plus souvent de vivre dans un appartement plutôt qu'une maison. Dans ce cas, il y aura des décomptes de copropriété, une barrière de la langue et un contraste de culture indiscutable.
Ce type d'expatrié a absolument besoin d'une assistance du début à la fin de son séjour. En cas de problème technique ou de vérification des décomptes de charges, ils ne savent ni déchiffrer notre langue, ni faire appel à un technicien de leur propre chef.
Dans ces conditions, certaines sociétés japonaises ont exigé que le relocateur accompagne leurs expatriés tout au long du séjour.
5- QUEL EST LE PRIX DU SERVICE ?
Les relocateurs poussent leurs clients à opter pour des forfaits.
Leurs prix varient très fort en fonction de l'étendue et de la complexité des services proposés dans les "packages".
Les "packages arrivée" coûteront entre 1.500 € et 3.750 € hors TVA.
Dans ce service "arrivée", est prévue une période déterminée pour les visites de biens, une recherche supplémentaire peut être nécessaire si le client n'a pas trouvé son bonheur.
Tous ces dépassements de programme seront facturés en supplément à l'expatrié au tarif horaire.
Tarif horaire: 38 € à 62 € de l'heure hors TVA
Certains bureaux facturent en plus le nombre de kilomètres parcourus. Tarif: plus ou moins 0,40€/par km.
Packages départ: entre 1.000 € et 1.500 € HTVA
Assistance durant le séjour:
Tarif heure: 38 € à 62 € de l'heure et toujours hors TVA.
6 - LE POTENTIEL D'EXTENSION DE SA MISSION.
Comme nous l'avons vu, la mission du relocateur gravite plus spécifiquement autour du logement des expatriés et des problèmes essentiellement dépendants de ce logement.
Pour cette mission, c'est plutôt le relocateur-agent immobilier qui est indispensable.
Mais certains professionnels pensent sérieusement à étendre l'horizon de leur mission en développant un autre point fort de la profession; c'est la facette du relocateur-humaniste.
En effet, bon nombre de couples voit, durant leur séjour plus ou moins long à l'étranger, leur union s'effilocher ou même carrément exploser. Le divorce devient alors l'issue fatale.
La cause principale de ce phénomène est l'ennui. L'ennui des femmes qui ne travaillent pas et qui n'ont pas pu ou pas su se trouver les centres d'intérêts leur permettant de s'épanouir et de vivre leur éloignement sereinement.
D'où l'idée de prendre en charge les épouses des travailleurs expatriés.
Cette idée est toujours au stade de projet.
Pourquoi? Pour deux principales raisons.
La première est simplement parce que le développement récent de cette profession de relocateur a permis de voir quels sont les problèmes qui peuvent survenir au cours du séjour à l'étranger. Ils peuvent maintenant se rendre compte que les mêmes problèmes revenaient toujours, systématiquement.
Certains professionnels, affectés par ces situations dramatiques, ont la volonté de vouloir y remédier.
Que peuvent-t-ils faire de plus, ces nouveaux relocateurs sociaux?
Tout simplement prendre un maximum d'informations sur les désirs, les centres d'intérêt, les envies créatrices, sportives ou intellectuelles de nos expatriées.
Une fois ce premier pas accompli, ils vont chercher pour elles les différents endroits où elles trouveront les activités qu'elles souhaitent pratiquer. Ils se rendront avec elles, dans les différents lieux où elles n'auraient peut-être jamais osé se présenter seules. Ils l'assisteront aussi lors des premiers contacts.
Ce planning d'accompagnement pourra être constitué d'une multitude de choses différentes, telles que:
- Cours d'histoire de l'Art.
- Cours de langues.
- Cours de tennis; golf; gymnastique.
- Apprentissage des vitraux.
- Cours de peinture.
- Cours sur les cuisines du monde.
- Restauration de meubles.
- Etc Etc….
Absolument toutes les activités pourront leur être proposées. Et également, comment trouver une jeune fille au pair ou une baby-sitter pour qu'elles puissent se libérer au moment de leurs activités.
La deuxième raison est que l'aide à la réinstallation est payée par les sociétés des cadres déplacés, qui ont pris en compte leurs besoins utiles. Les besoins de l'épouse n'interviennent logiquement pas, car ne faisant pas partie du staff de l'entreprise.
Donc, cette assistance supplémentaire devrait être payée aux frais de l'expatrié, à moins qu'une prise de conscience de ce problème se fasse au sein des Sociétés, et qu'elles décident de prendre ce type de frais à leur charge également.
Dans le même ordre d'idée, un autre projet a vu le jour il y a maintenant deux ans, et tente d'intégrer les épouses d'expatriés dans la vie active.
De plus en plus souvent, des épouses d'expatriés ont dû abandonner leur carrière professionnelle au profit de celle de leur mari.
Pour certaines d'entre elles, le sacrifice est être grand car interrompre une carrière pendant plusieurs années peut être dangereux. Dans certaines professions, l'interruption peut être fatale car l'épouse ne pourrait plus être au top niveau professionnel le jour du retour, et même, ne plus pouvoir réintégrer sa position dans la société.
En leur donnant la possibilité de s'intégrer professionnellement en Belgique, l'effet inverse se produira le jour du retour au pays. Elles reviendront enrichies d'une expérience plus grande que leurs collègues restées au pays.
Désormais, qu'elles soient issues d'un pays de la Communauté Européenne ou non, il y a une possibilité d'obtenir un permis de travail pour toutes celles qui le veulent.
Cette procédure pourra être assez chère suivant la difficulté du cas, et pourra atteindre la somme de 7.500 €.(1)
Les frais ne seront pas supportés par le couple, mais par la société de l'époux expatrié.
(1) Net Expat Avenue Louise, 149 à 1050 Bruxelles.
7- LA MISSION DE "MANDAT DE RECHERCHE" EST AUSSI DE LA RELOCATION.
Nous ne pouvons éviter de mentionner le "mandat de recherche" qui n'est autre que de la relocation. Il se pratique au niveau de la vente et non de la location.
Ce service peut être rendu aux expatriés qui projettent de rester en Belgique définitivement ou pour une très longue durée. Mais la chose est encore rare. Par contre, il peut se développer au niveau de la clientèle belge.
En quoi consiste cette profession?
L'agent immobilier est mandaté par son client pour la recherche d'un bien en vue de l'acquérir.
L'agent va donc trouver pour son client la maison qu'il recherche. Il présentera le résultat de ses investigations au candidat acheteur qui ne visitera que les biens correspondants à ses critères de bases mentionnés par le contrat.
Le contrat de mission:
Les parties sont liées par un contrat nommé "mission de recherche".
Il reprendra:
q Les coordonnées des parties.
q La description précise de la mission.
q La durée, variant de un à neuf mois, ainsi que le budget total disponible pour l'acquisition.
q L'énumération des services à fournir qui se présentent comme suit:
v recherche active du bien idéal par le biais des médias, confrères, Notaires, particuliers et contacts personnels.
v Première visite des biens correspondants aux critères du client.
v Premiers contacts avec les vendeurs.
v Recherche éventuelle au niveau de l'urbanisme et du cadastre.
v Représentation du client et défense de ses intérêts lors de la négociation du prix de vente.
v Contact avec le Notaire du propriétaire vendeur.
v Rédaction du compromis de vente.
La rémunération:est de 1% à 1,5% du budget disponible du client.
Dans la pratique, la moitié est versée à titre de provision et représente les frais réels. L'autre moitié sera versée à la signature du compromis de vente.
Les conditions générales de l'Agence.
Quel est le type de clientèle requérant le mandat de recherche?
Ils sont généralement jeunes, issus d'un milieu urbain. Ils sont cadres ou indépendants, travaillant beaucoup et ne pouvant consacrer énormément de temps à la recherche d'une maison.
Prendre les services d'un intermédiaire est une notion qui s'inscrit dans leur culture.
Quels avantages pour le client?
Sans aucun doute, un gain de temps énorme. Combien de fois n'avez-vous pas été séduits par une annonce décrivant la maison idéale que vous cherchiez depuis si longtemps et qu'en la visitant, vous ne pensiez qu'à partir le plus vite possible.
Le relocateur évitera tous les tracas des mauvaises surprises.
Un deuxième avantage: Le candidat acheteur ne négociera pas lui-même le prix de
vente de la maison.
Il arrive souvent d'acheter sur un coup de foudre. On est alors très mal armé pour en négocier le prix, tandis que le relocateur, représentant l'acquéreur, gardera l'esprit clair pour mener à bien les négociations.
Les preuves de son travail:
Il conservera tous les descriptifs, mails, courriers, pouvant servir de preuves quant aux dates de prise de contacts et justificatifs de son travail auprès du client.
Dans le cadre de la mission de recherche, le relocateur montre encore tout son savoir-faire dans le service rendu.
En tant qu'agent immobilier professionnel, il fera éviter les pièges que pourrait rencontrer le candidat acheteur non averti. Car rappelons que :
L'agent immobilier défend les intérêts du vendeur.
Le relocateur défend les intérêts de l'acheteur.
Dans ces conditions, la mission donnera un opération parfaite.
LA PROTECTION DU TITRE.
Un relocateur est un agent immobilier, mais un agent immobilier n'est pas un relocateur.
Ne faut-il donc pas, dès lors, protéger la profession spécialisée de relocateur, n'en déplaise à certains d'entre eux?
L'absence de protection du titre met en péril la profession et laisse le libre accès aux amateurs sans formation.
Cette situation met en péril le sain développement, l'épanouissement, le sérieux et la réputation de ce secteur en plein développement.
Aux relocateurs qui affirment que leur mission principale est "l'assistanat", je répond que dans ces conditions, ce n'est pas d'un relocateur que les expatriés ont besoin, mais d'un traducteur. Et notre raison d'être n'aurait aucun sens.
Après cinq ans, le temps est venu de clore la polémique sur la question "relocateur": IPI ou PAS IPI". Question qui encombre toujours les pages des différentes publications traitant du sujet.
Cette protection doit au contraire être accueillie avec un grand soulagement.
Ces dernières années, plusieurs firmes de relocation ont fermé leurs portes ou arrêté leurs activités.
Aucune n'a entamé les démarches nécessaires afin d'obtenir son agréation. Cela démontre bien que ces sociétés pratiquaient la relocation à titre accessoire et de façon non professionnelle.
8- LA DEONTOLOGIE ET LE RELOCATEUR.
Quand on parle de relocation, deux grandes questions reviennent toujours.
La première est une question qui anime les débats et émoustille autant les agents immobiliers que les relocateurs:
"Un relocateur peut-il ou ne peut-il pas revendiquer ou accepter une commission
lors de la conclusion du contrat de location de son client?"
En analysant notre code de déontologie, j'ai pu y trouver un article auquel le sujet se rapporte.
Je le reproduis ici dans son entièreté.
ARTICLE 29: "L'agent immobilier ne peut recevoir ses honoraires que de son commettant, sauf disposition contraire portée à la connaissance des parties ou convenue entre elles."
Cela veut dire que chaque partie ne peut être payée que par son client (commettant).
Toutefois, il n'est pas interdit de recevoir ou d'accepter d'autres commissions d'autres parties. Mais chacune d'entre elles doit en avoir connaissance.
En ce qui nous concerne, seront informés le relocateur, l'agent immobilier, l'expatrié et le propriétaire donnant son bien en location.
Il n'est néanmoins pas stipulé dans le Code la façon dont cette information doit être transmise. Elle peut donc être écrite ou verbale.
C'est dans ce cadre que nous avons interrogé Monsieur Walter Vermeeren, Président de EURA, afin de connaître la réglementation dans les pays limitrophes.
Nous avons pu apprendre que le double commissionnement est autorisé en Angleterre, en France, en Hollande et en Allemagne, et que, de même que dans notre déontologie, toutes les parties doivent en être informées.
Il y a cependant une petite particularité pour la Hollande où, lorsque le relocateur reçoit une commission de l'agent immobilier, il la ristournera au profit de l'expatrié.
Cela veut dire qu'il déduira le montant de la commission de la facture de son client.
Cette façon de procéder garantit au relocateur sa totale indépendance et intégrité au profit son client.
En comparant les différentes applications de cette règle de déontologie, on peut constater qu'une certaine harmonie règne concernant le commissionnement des parties.
La deuxième grande question est la suivante:
Un relocateur peut-il faire du courtage immobilier?
Et inversement, l'agent courtier peut-il faire de la relocation?
Cette question divise également les protagonistes en présence.
Nous avons demandé leur opinion à chacun d'eux.
Les agents immobiliers voudraient voir l'interdiction pure et simple pour le relocateur de détenir un fichier ou un portefeuille de courtage.
Leur argument principal est que le relocateur leur ferait une concurrence déloyale, étant donné que leur mission principale se fixe sur la défense des intérêts de leurs clients expatriés.
Du point de vue des relocateurs, la déontologie n'interdit pas d'exercer d'autres activités immobilières dont le courtage. Mais que mal conseiller son client sur le choix du logement mettrait en péril son activité principale.
En clair: jouer sur les deux tableaux n'est pas le meilleur choix à long terme.
Il faut souligner également que le plus intéressé à passer par un relocateur est le propriétaire. Il évite de cette façon l'agent immobilier, donc sa commission.
L'avis de chaque partie est une chose, mais que stipule la déontologie?
Absolument rien dans le Code ne permet de trancher cette question.
Notre code représente des règles et obligations de l'ensemble des professions immobilières.
Rien non plus n'interdit de pratiquer plusieurs branches ou spécialités de la profession.
Pourquoi donc un relocateur se verrait-il interdire la pratique du courtage et, inversement, pourquoi un courtier se verrait-il interdire la pratique de la relocation.
Ces questions restent ouvertes à des débats et décisions futures.
Aujourd'hui, l'Institut se préoccupe toujours du rétablissement de l'entièreté du Code de Déontologie.
Nous ne pouvons qu'espérer un dialogue et un débat constructif qui rassembleront à nouveau les différents intervenants, quant à savoir s'il faut ou non une déontologie propre aux relocateurs
Agent immobilier ou Relocateur?
Pour tenter une approche plus précise des rapports existentiels et relationnels entre les deux professions, nous avons mené les deux enquêtes qui suivent.
En ce qui concerne les relocateurs, sur 34 demandes de participation à l'enquête, 6 d'entre eux déclaraient avoir cessé leurs activités.
Quant aux agents immobiliers, sur 64 demandes de participation, 6 n'ont jamais eu affaire aux relocateurs, et 24 agences ont participé. Cela fait un taux de participation de 40%.
1- ENQUETE AUPRES DES AGENTS IMMOBILIERS, ANALYSE DES RESULTATS.
1- Dans la pratique, avez-vous d'abord affaire au relocateur ou à l'expatrié?
Commentaires: Il apparaît clairement que c'est le relocateur qui effectue les recherches auprès des agences. Il est donc indiscutablement à la base du choix des biens proposés à son client et de la transaction.
2- Est-il influent lors des négociations (Ex: Quant au prix, aux éventuels aménagements, au type du bail)
Commentaires: Unanimité quant à la défense des intérêts de son client face aux propriétaires et agents immobiliers. C'est d'ailleurs qui ont introduits le système de négociation à la baisse des prix de location, auparavant, cela n'existait pratiquement pas.
3- Lors de la rédaction du bail, est-il vigilant aux clauses pouvant poser problèmes lors de la sortie de l'expatrié?
Commentaires: Évidement oui. Tout le monde le reconnaît, car c'est un aspect juridique de la mission qui tient particulièrement à cœur aux relocateurs.
4- Impose t-il son propre bail ?
Commentaires: Voir commentaire de la question suivante.
5-Accepte t-il le bail proposé par votre agence ou le bail du propriétaire?
Commentaires: Cela semble étonnant que les relocateurs n'aient pas encore pensé à concocter leur propre bail, plus adapté à leur clientèle. Néanmoins, il en existe et de bien ficelé, mais ils sont encore trop rares.
6- Une agence immobilière et une agence de relocation au sein d'un même bureau vous semble t-il compatible?
Commentaires: Les avis sont quand même partagés. Un tiers des agences pensent que c'est compatible, et ce sont celles-là même qui seraient tentées de toucher à la relocation. Pour ce tiers concerné, il faut qu'il sache que cette profession nécessite beaucoup de connaissances diverses et spécifiques, prenant de plus en plus de temps au gré de son évolution. Certaines agences touchent néanmoins à la relocation en offrant quelques services à leur clientèle: documents de transfert pour gaz et électricité, demande d'ouverture d'une ligne téléphonique… En aucun cas, le service ne sera aussi complet que celui du relocateur.
7- La coopération entre un relocateur et une agence immobilière, est-ce utile ou nécessaire?
Commentaires: C'est encourageant car il s'avère que ce besoin de coopération entre les deux est nécessaire. Elle commence a être bien ancrée au grand bénéfice des parties.
8- Au sein de votre agence, avez-vous souvent affaire à des relocateurs ?
Commentaires: On peut constater que certaines agences n'arrivent jamais à un contact direct avec les relocateurs. Elles sont toutefois souvent sollicitées pour la recherche de bien, mais il n'y a pas de suite. D'autres, au contraire, arrivent jusqu'à 70% du chiffre d'affaire avec les relocateurs. A quoi cela est-il dû?
On dit souvent que le relocateur est de mèche avec l'agent immobilier. C'est certainement vrai. Mais le problème pourrait être vu autrement. Le relocateur ne s'adresse t'il pas à des agences plus importantes afin de coordonner au mieux le planning des visites. Il sera plus facile pour eux de visiter par exemple 5 biens avec le même agent immobilier plutôt qu'avec 5 différents. C'est quelque part injuste pour les petites agences, mais pour le relocateur, c'est un gain de temps et d'argent. Une question de rentabilité!!
8a- Cela est-il bénéfique pour vous?
Commentaires: En majorité, ce système est bénéfique pour tout le monde, si chacun fait son travail et s'y tient. Un certain nombre de mécontents s'est exprimé sur cette question au point 19, à la fin de cette enquête.
9- Relocation et agréation IPI, malgré que la loi l'impose, est-ce selon vous nécessaire?
Commentaires: Beaucoup d'agents immobiliers ont compris qu'il valait mieux que le relocateur soit agréé IPI, car quitte à avoir affaire aux relocateurs, autant qu'ils soient professionnels. Ceux qui, au contraire, trouvent qu'il n'est pas nécessaire d'être agréé le sont principalement dans le but de scinder les deux professions et d'empêcher les transactions de location sans le concours de l'agent immobilier. De cette façon, ils suppriment des concurrents et protègent leur potentiel d'affaire.
10- En quelle année avez-vous eu pour la première fois affaire à un relocateur?
Commentaires: Ces pourcentages confirment le boom de la relocation connu dans les année 80 et 90. Depuis un an, une certaine stabilité règne après la cessation d'activité de plusieurs agences; à ma connaissance au moins six; principalement parce qu'elles n'avaient pas d'agréation IPI.
11- Leur professionnalisme, en êtes-vous satisfait?
Commentaires: Un avis très partagé car chacun réagit par rapport à une ou plusieurs expériences vécues.
12- Y a t-il des améliorations à apporter à ce secteur? Si oui, pouvez-vous me dire lesquelles?
Commentaires: Suite logique de la question 11. La plupart des agents immobiliers ayant participé à cette enquête ont donné leurs commentaires personnels. Voir question 19.
13- Une commission d'agence au relocateur lorqu'il y a vente, est-ce normal ou pas?
Commentaires: Voir commentaire question suivante.
13a- Une commission lorsqu'il y a location, normal ou pas?
Commentaires: La plupart des agents savent que le relocateur est payé par son client. Mais quelques uns trouvent normal de leur rétrocéder une partie de leur commission, car le relocateur est apporteur d'affaire.
Si l'on accepte ses pratiques, peut-on encore considérer que le relocateur garde son intégrité, et peut-il encore défendre sereinement les intérêts de son client? Bien que la déontologie ne l'interdise pas, chacun jugera suivant sa conscience.
14- Pensez-vous qu'une formation spécifique devrait exister pour ce métier?
Commentaires: Une majorité de oui, professionnalisme oblige. Mais où doit-elle se faire, cette formation?
Le secteur est trop spécifique pour être enseigné pendant les trois années de cours pour être agent immobilier. Le plus réaliste serait un stage de formation en entreprise. Aussi, des réunions de travail pourraient se faire au sein d'associations professionnelles, mais tout est à créer. Jusqu'à présent, chacun organise sa propre formation basée sur son expérience personnelle.
15- Votre agence fait-elle partie d'un groupe international comportant des relocateurs en Belgique ou à l'étranger?
Commentaires: La plupart des agences restent d'une envergure locale. Très peu ont adhéré à un groupe immobilier. C'est une bonne chose dans cet univers de mondialisation et de monopole de plus en plus croissant.
16- Pensez-vous que le relocateur se sente plus agent immo ou au service de son client (ou de sa société)?
Commentaires: C'est clair, la défense de son client est primordial. Ne l'oublions pas, le relocateur doit justifier de ses actions auprès de son client, et la défense des intérêts de son client est son but premier.
17- Sur le total de votre clientèle étrangère, quel est le pourcentage de clients accompagnés d'un relocateur ?
Commentaires: Suivant la localisation de l'agence et du type de biens dont elle s'est fait la spécialité, certaines agences ont un gros pourcentage de clientèle étrangère souvent accompagnée d'un relocateur. C'est surtout valable pour les agences qui développent leurs activités autour des quartiers recherchés par les expatriés. Le pourcentage est également en hausse mais pas de manière fulgurante.
17a- Ce pourcentage est-il en hausse?
Commentaires Voir commentaire question n°17.
18- Au cours du séjour, est-il courant que le client vous rappelle pour vous demander de l'aide?
Commentaires: L'agent immobilier reste quand même un contact de référence auprès de l'expatrié en cas de problème d'ordre locatif en cours de séjour. Cela montre bien qu'hormis l'assistance arrivée et départ, les expatriés essayent de résoudre leurs problèmes sans l'aide du relocateur.
N'oublions pas que l'assistance durant le séjour est facturée et que l'employeur de l'expatrié ne prend pas toujours ses frais à sa charge.
19- Souhaitez-vous faire des commentaires?
Commentaires: commentaires reçus: 17N'ont pas souhaité faire de commentaires: 7
Voici ces commentaires:
· "Le relocateurs ne devrait pas pouvoir louer/vendre un bien sans passer par un agent immobilier, il s'agit d'une concurrence déloyale. On devrait imposer à chaque propriétaire qui désire passer par un relocateur de faire appel à l'agent immobilier, et non pas de court-circuiter ce dernier."
· "Améliorations à apporter: Formation- Motivations- Disponibilité-
Présentation."
· "Certains se font payer par les agences s'ils sont intermédiaires. Ce qui est tout à fait incorrect. Le choix des agences n'est donc pas toujours neutre pour les relocateurs. Ils sont alors payés deux fois."
· "Il est indispensable de scinder et de poser les limites spécifiques des deux professions. Les relocateurs doivent agir en transparence et en toute objectivité. Bref, en totale indépendance de toute agence immobilière que ce soit."
· "Certains relocateurs font cela comme passe temps (mais en général c'est ok). Améliorations à apporter: Un suivi plus important de leur clients ainsi qu'une information régulière de ce suivi auprès des agences. Certains relocateurs ne sont pas au courant de l'évolution les lois quant aux baux et aux compromis. Certains se prennent pour des agents immobiliers sans en connaître les responsabilités. "
· "Une structure précise avec réglementations légales serait indispensable. Relocation= profession floue par rapport aux agents immobiliers"
· "Beaucoup de relocateurs sont incompétents et sans expérience. Ils croient parfois rendre service à leur client, mais bloquent les négociations. Une formation devrait être obligatoire."
· "On se méfie de plus en plus des sociétés de relocation car celles-ci jouent un double rôle à la fois du relocateur et de l'agent immobilier. C'est à dire: Ils nous demandent les adresses des biens et ensuite en profitent pour jouer l'agent immobilier. En final, lorsque la location se réalise ils touchent les deux commissions."
· "Entre relocateurs et certains agents immobiliers il y a du favoritisme, en donnant un pourcentage de la commission ou des cadeaux, au détriment d'autres agences plus petites mais tout aussi professionnelles. D'où plus de sévérité envers ceux qui profitent de ces avantages."
· "La relocation est un métier rétribué par le client étranger qui cherche. L'agent immobilier est un autre métier rétribué par les propriétaires. Chacun à sa place et peut rendre service à l'autre."
· "Le relocateur doit être humain et volontaire. Des agences immobilières et des relocateurs sont souvent de mèche; il faut faire la distinction entre les deux. Il ne doit pas être agréer IPI s'il est consciencieux dans son travail. Les relocateurs créent leurs propres fichiers pour ne plus passer par les agences immobilières. Ce sont deux métiers différents, l'un est payé par l'expatrié, l'autre par le propriétaire."
· "Une définition des rôles de chacun et l'établissement de règles de déontologie."
· "Nous pensons qu'une formation notamment sur la législation des baux serait nécessaire pour qu'ils puissent conseiller au mieux leurs clients."
· "Une formation adéquate."
· "Ils manquent d'objectivité car négocient par principe les prix à la baisse et allongent les jours de visite, le tout pour se justifier vis à vis de leur client et ce parfois au détriment de celui-ci. "
· "Nous travaillons depuis plusieurs années avec une agence de relocation et depuis quelques mois avec une autre. Ils nous faxent ce qu'ils recherchent et nous répondons si quelque chose leurs convient. Par rapport à nos locations c'est un petit pourcentage car eux ont des clients de haut standing et nos biens sont des budgets moyens ou modestes."
· "Plus de professionnalisme."
· "La communication doit être plus rapide."
· "Ce sont des immobilières déguisées."
· "Meilleure communication."
· "Il faudrait mieux définir sa mission."
2- ENQUETE AUPRES DES RELOCATEURS, ANALYSE DES RESULTATS.
Depuis combien d'années votre agence existe-t-elle?
Commentaires: Ces réponses rejoignent celles des agents immobiliers. Le développement s'est véritablement accentué depuis les quinze dernières années.
Avez-vous reçu un apprentissage?
Commentaires: On constate que, contrairement à ce que l'on dit sur les relocateurs, ils ont reçu dans 50% des cas une formation adéquate. Les autres ont appris leur métier sur le terrain et au sein de leur structure. Plusieurs agents immobiliers ont affirmé que se trouvait dans la relocation les personnes n'ayant pas été capables d'obtenir l'accès à la profession. Il leur est ici prouvé que c'est faux. Les relocateurs ne sont pas les rebus du courtage mais bien de réels professionnels.
Si oui, lequel?
Commentaires:
- Reprise d'un bureau et apprentissage préalable au sein de ce même bureau.
- Diplôme d'Agent Immobilier.
- Études de Droit et stage IPI.
Sur le pourcentage de votre clientèle, quel est le pourcentage de sociétés, de particuliers?
Commentaires: Ceci confirme mes explications données au titre 1: "Origine de la relocation".
Ce sont principalement les sociétés qui utilisent les relocateurs.
De plus en plus d'expatriés individuellement font aussi appel à leurs services.
Le réseau Internet est une bonne base pour développer cette clientèle.
Il arrive aussi que des expatriés non accompagnés d'un relocateur décident de faire appel à leurs services en cours d'installation lorsqu'ils se trouvent en difficulté.
Pratiquez-vous le mandat de recherche d'acquisition dans le cadre de la relocation?
Commentaires: Un seul relocateur interrogé pratique le mandat de recherche.
Ceci confirme également que le relocateur préfère se spécialiser dans l'assistance aux expatriés qui viennent chez nous pour un court ou moyen terme.
Faites-vous partie d'un groupe immobilier international? ou un groupe immobilier national?
Commentaires: Comme pour les agents immobiliers, le relocateur ne cherche pas à se développer internationalement. Il préfère rester indépendant de tout groupement.
Durant leur séjour, combien d'expatriés font-ils appel à vos services pour des problèmes mineurs?
Commentaires: Ce pourcentage est très partagé mais démontre néanmoins que les expatriés ont régulièrement besoin d'assistance, hormis "l'arrivée" et le "départ". Mais comme je vous en ai parlé dans la partie "assistance durant le séjour", les relocateurs ne cherchent pas à développer ce genre d'assistance.
Hormis la relocation, exercez-vous d'autres branches du secteur immobilier?
Commentaires: Un très faible pourcentage d'activités autres que la relocation, qui est véritablement une branche à part qui ne nécessite pas de développement vers d'autres spécialités de l'immobilier.
Ceci peut appuyer le fait que les relocateurs ne se sentent pas et ne veulent pas être assimilés à des agents immobiliers.
Si oui, lesquelles? -courtage, location, vente, syndic, régisseur, expert, autre?
Commentaires: Un seul pratique du courtage, l'autre du syndic et de l'expertise.
Au sein de ces deux bureaux se sont créés des département distincts, avec du personnel qualifié pour chacune des activités.
Dans les deux cas présentés, les bureaux sont suffisamment organisés pour mener à bien l'ensemble des missions.
Courtage et relocation au sein d'un même bureau, est-ce compatible?
Commentaires: Comme pour beaucoup d'agents immobiliers, l'incompatibilité de ces deux métiers est presque unanime. Les intérêts confondus de ces professions nuiraient aux parties faisant appel à leurs services.
Vous sentez-vous plus défenseur du (A) propriétaire ou (B) du futur locataire?
Commentaires: Défenseur du futur locataire, et c'est normal pour quasi tous les relocateurs. Une exception pour l'un d'entre eux qui pratique également du courtage et qui essaye de préserver l'intérêt des deux parties. Ce ne doit pas être chose facile!
Pensez-vous qu'une formation professionnelle devrait exister?
Commentaires: C'est un bon signe de voir la volonté des professionnels de voir se créer enfin une formation spécifique à ce secteur.
Cela prouve bien qu'elle est nécessaire pour pouvoir exercer la profession.
Pensez-vous que les relocateurs devraient se regrouper en association professionnelle ?
Commentaires: Deux sur trois pensent que oui. Il faut dire que plusieurs d'entre eux sont déjà membres de la "Fédération Européenne des Relocateurs" (EURA), qui a établi une déontologie propre à la relocation et à laquelle les membres doivent se conformer.
Le relocateur est-il apprécié des agences immobilières?
Commentaires: Cet avis est également très partagé. L'avenir devrait changer les opinions, lorsque chacun aura défini ses limites d'action.
Etes-vous généralement bien accueilli par les agences immobilières.?
Commentaires: L'accueil est néanmoins très bon, le relocateur apporte un client. Chaque partie a besoin de l'autre.
Etes-vous satisfait de leur collaboration?
Commentaires: L'intérêt de collaborer est compris.
Mais une chose subsistera toujours, la priorité est pour chacun le développement de ses propres affaires.
Est-ce vous qui contactez d'abord les agences ou l'expatrié?
Commentaires: Dans presque tous les cas, c'est le relocateur qui se charge de faire les recherches auprès des agences.
D'autres travaillent d'une façon différente. C'est l'expatrié qui contacte les agences. Ces agences ont été choisies par leur société. Les immobiliers prennent alors l'expatrié en charge pour toutes les visites. Lorsqu'il aura fait son choix, le relocateur fera avec son client et l'agent une visite des biens retenus. Il donnera ensuite son avis technique pour chaque bien, afin de choisir le plus adéquat.
Le premier contact avec l'expatrié a t-il lieu déjà à l'étranger (e-mail;fax;…) ou lors de son arrivée ?
Commentaires: Toute la préparation s'effectue avant l'arrivée physique de l'expatrié. Il peut arriver aussi que le relocateur soit contacté en Belgique alors que l'expatrié vient de s'installer à l'hôtel. D'autres, lorsqu'ils ont des difficultés à s'en sortir seuls.
Consacrez-vous une partie de votre budget à des fins publicitaires? - Revues
spécialisées, Internet, autres
Commentaires: Les principaux réseaux de promotion sont le réseau Internet et les revues spécialisées destinées aux expatriés.
Ce sont les principales sources de promotions des bureaux de relocation.
Une commission d'agence lorsqu'il y a location, êtes-vous pour ou contre?
Commentaires: A part quelques indécis qui n'ont pas voulu se prononcer sur ce
point, il est clairement démontré ici que le relocateur ne doit pas être
commissionné par l'agent immobilier. Sa rétribution ne vient que des expatriés.
Une commission d'agence lorsqu'il y a vente, êtes-vous pour ou contre?
Commentaires: Réponse légèrement différente que pour la location. Pourtant, rien ne la justifie. Il n'y a pas lieu de considérer le location autrement que la vente.
Le relocateur est, là aussi, rétribué par son client qu'il défend et représente.
Pensez-vous que les relocateurs doivent être agréés IPI?
Commentaires: Une majorité reste réfractaire à l'agréation IPI.
Bien que nécessitant une formation proche de celle de l'agent immobilier, beaucoup refusent toujours d'appartenir à la famille des agent immobiliers.
Souhaitant d'avantage être affiliés à une institution exclusivement faite pour les relocateurs. Mais la difficulté de réaliser ce choix est que cette institution reste à créer et engendrerait des coûts importants, à la différence de l'IPI dont la structure est déjà établie. Le faible nombre des relocateurs engendrerait également des coûts importants car serait à répartir entre plus ou moins 30 à 35 bureaux. La question est de savoir si ce sera rentable.
D'après leur nationalité, certains expatriés sont-ils plus exigeants que d'autres?
Commentaires: Pour beaucoup c'est oui. Pour d'autres, les exigences se retrouvent identiques quelle que soit l'origine de l'expatrié.
Si oui, lesquels?
Commentaires: Les Français, les Scandinaves, les Sud-Américains, les Allemands.
Cette petite énumération reprend plusieurs origines différentes. C'est sûr, ils sont tous de plus en plus exigeants pour les services qu'ils payent de plus en plus chers.
Accompagnez-vous systématiquement l'expatrié lors des visites avec l'agent immobilier?
Commentaires: Ces réponses sont en concordance avec la question n°15. Le relocateur généralement accompagne son client pour toutes les visites. Cela lui permet d'établir un carnet d'adresse des biens sur le marché. Une sélection pour chaque client individuellement sera dès lors plus facile à établir puisqu'il connaît bien le parc locatif tant recherché.
Les expatriés vous demandent t-ils des services annexes non essentiels (ex:
shoping, GB…)?
Commentaires: Il y a de plus en plus de demande pour des services supplémentaires. Cela montre bien qu'une extension de la mission est demandée par la clientèle. Les expatriés ont le désir d'être encore plus assistés.
Acceptez-vous généralement le contrat de location proposé par l'agence?
Commentaires: La plupart du temps, le contrat de l'agence est employé.
Le relocateur dans ce cas laisse la rédaction du contrat de bail dans les mains de l'agent. Ils se déchargent de cette façon d'une partie administrative de leur travail.
Heureusement, ce n'est pas toujours le cas, certains relocateurs imposent leur propre contrat de bail.
Imposez-vous votre propre contrat?
Commentaires: Ceux qui en ont un s'en servent. Pour les autres, ils n'ont d'autre choix que celui de l'agence.
Si la transaction ne se fait pas par l'intermédiaire d'une agence, dans ce cas, ils choisissent un contrat tout fait existant sur le marché.
Pensez-vous que les expatriés paient généralement des loyers surfaits par rapport au marché?
Commentaires: Un peu plus oui que de non. Mais il est vrai que les loyers de standing sont rarement accessible à nos citoyens car beaucoup trop élevés.
Le nombre d'étrangers augmente sans cesse et plus vite que le parc locatif qu'ils se sont approprié.
Mais même avec ces loyers très élevés, les propriétaires ont la chance de pouvoir trouver acquéreur.
Consacrez-vous une part importante de votre temps à le négociation du contrat
proprement dit?
Commentaires: Même tendance que pour l'enquête auprès des agents immobiliers. La négociation du contrat et des aménagements à apporter dans le logement pris en location est un point fort de la mission du relocateur.
Imposez-vous votre propre expert (A) ou acceptez-vous généralement l'expert du propriétaire (B) à l'état des lieux?
Commentaires: Les expertises d'état des lieux qu'elles soient d'entrée ou de sortie sont aussi des éléments importants. Une vigilance particulière est accordée au choix de l'expert.
Souhaites-vous faire des commentaires?
Un seul relocateur a voulu s'exprimer pour cette question.
- Nous constatons que les loyers augmentent d'années en années du fait des moyens financiers plus importants des cadres étrangers par rapport aux Belges. C'est donc vrai que les loyers sont plus élevés, mais à cause des expatriés eux-mêmes.
CONCLUSIONS:
Il va de soi que la profession de relocateur est différente de celle de l'agent immobilier. On peut néanmoins dire qu'un certain lien de parenté les unit l'une à l'autre.
L'ensemble des relocateurs devrait être satisfait d'être enfin protégé professionnellement.
Un nettoyage s'en est suivi pour ceux qui ont pratiqué la profession sans les connaissances de base nécessaires à cette activité.
L'idéal serait qu'en plus de l'accès à la profession d'agent immobilier, les futurs relocateurs devraient, au minimum, suivre une formation spécifique chez un de leurs confrères déjà établi.
Cela éviterait beaucoup d'échecs dus à l'inexpérience. Ce procédé est d'ailleurs d'application pour devenir membre de EURA (Fédération Européenne des Relocators).
Beaucoup de choses restent donc à faire dans ce domaine.
Quant à savoir s'il faut une déontologie spécifique à la profession, les débats restent ouverts.
Cependant, deux notions peuvent être prises en compte:
Obliger le relocateur à ne pratiquer que la relocation serait une bonne chose en soi car une trop grande diversité nuirait à l'efficacité de l'ensemble de son travail.
Le relocateur est un indépendant, avec tout ce que cette idée comporte.
Faut-il dès lors l'enfermer dans un carcan tellement restrictif?
Depuis 30 ans, et au fil du temps, les expatriés se sont approprié un marché, un parc locatif où tous les intervenants, qu'ils soient agents immo., relocateurs, propriétaires ou encore expatriés, ont pu trouver un intérêt.
La véritable solution serait peut-être d'accorder plus d'importance à une "déontologie morale". Que chacun puisse développer son entreprise dans le domaine qui lui est propre. Alors, enfin, tendrons-nous vers une véritable harmonie.
Si chacun pratique son métier avec passion, qu'il y met tout son cœur et toute sa tête, il ne redoutera jamais la concurrence, car des concurrents, il y en aura toujours. C'est valable pour tous les métiers.
Pour terminer, je voudrais rappeler qu'il y a toujours en Belgique de la place pour de nouveaux bons relocateurs.
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